 Venezia il Serenessima
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Aurora Latoria Chasseur de Vampires

  Age : 112 Inscrit le : 30 Mar 2008 Messages : 16 Caractéristiques Puissance:
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| Sujet: Under Moonlight [Livio] Sam 10 Mai - 16:12 | |
| Les rues, à cette heure-ci, étaient déjà désertes. Comme poussé par un instinct étrange, le commun des mortels se retranchait dès le coucher du soleil, laissant – la lune levée – une Venise comme abandonnée. Les petites âmes humaines savaient inconsciemment ce qui se cachait dans les sous-sols ; se doutaient des ombres dangereuses qui sortaient la nuit. C’est pourquoi elles forçaient leurs enveloppes à se cacher comme des rats dans leurs pathétiques maisons, qui ne les protégeaient en rien, mais contribuaient à les rassurer. Pourtant, l’ombre qui avançait cette nuit dans le dédale sinueux des rues de la Sérénissime n’avait rien de dangereux – tout du moins pour les mortels. Vêtue d’une longue cape noire et marchant d’un pas silencieux, elle avançait sans hésitation, effleurant à peine le sol de son pas léger. Les sombres pans de sa cape voletaient légèrement autour d’elle, dévoilant parfois une jambe couverte pantalon d’ébène. Néanmoins on distinguait un petit renflement au niveau de la poitrine, preuve absolue du sexe de la personne. Mais la jeune femme cachait son visage sous un épais capuchon, et l’on ne distinguait dans les ténèbres opaques que son étrange et téméraire regard d’or. Un rayon de lune s’échappa soudain de l’épais ramage d’un arbre et vint darder sa lumière sur elle. La clarté toucha sa peau nacrée de sa bouche à sa gorge, dévoilant un quart de seconde un éclair argenté sur son cou. Puis la silhouette quitta le tracé du rayon et l’obscurité reprit ses droits sur son corps. Elle marcha encore un peu dans l’étroit espace de la rue, puis bifurqua brusquement, dans un passage insoupçonné.
Elle émergea quelques secondes plus tard au travers d’une rue plus noire encore que les ténèbres elles-mêmes, et se dirigea tranquillement vers la gauche, faisant un court instant bruisser le velours de son vêtement. Une petite pierre roula devant elle, tombée d’on ne sait où, puis un sinistre craquement retenti tout près, mais elle ne broncha pas. Elle ne cilla même pas et continua son chemin avec la sérénité de la Vierge, laissant presque ses pâles lèvres s’étirer en un léger sourire. Elle ne dégageait pas cette flagrante impression d’insécurité qu’avaient les rares mortels qui pénétraient ici, mais plutôt une attitude provocatrice voire maligne, comme le chat qui joue avec sa proie. Un grondement sourd et sans conviction fut poussé d’un point plus lointain, puis le silence revint. Parfaitement paisible, la jeune femme s’arrêta devant une vieille porte de bois. Une inscription avait autrefois été peinte sur celle-ci, mais on ne distinguait aujourd’hui qu’un vague « L » rouge, et quelques vieux pigments bientôt effacés. L’ébène avait été étonnement bien conservé à travers les âges et l’épaisse poignée – en un temps teintée d’or – gardait intacts les cisellements qui la parsemaient. Une main gantée de soie s’échappa de la cape et s’abattit doucement sur la poignée qu’elle abaissa lentement. Elle poussa la porte avec milles précautions mais celle-ci ne grinça pas. Après un vague coup d’œil à l’intérieur, la silhouette s’engouffra dans l’embrassure, refermant sans un bruit le battant derrière elle.
A peine la porte refermée que la jeune femme ôta son capuchon, dévoilant ses courts cheveux d’argents, son visage innocent et son épais collier. Elle secoua la tête, faisant voleter ses mèches argentines avant de passer machinalement une main sur la parure de métal. Rassurée par sa présence, elle détacha le nœud qui retenait sa cape et la jeta nonchalamment sur une chaise toute proche. Puis elle rajusta son fourreau à sa taille et se dirigea tranquillement vers l’une des nombreuses étagères poussiéreuses. L’épée qui pendait dans l’écrin de cuir cognait parfois ses mollets mais Aurora n’y prenait pas garde et attrapa d’un geste ample un épais livre à la couverture étonnamment propre. Elle se dirigea vers la fenêtre d’où filtrait un rayon de lune, et s’assit silencieusement sur le rebord, ouvrant son ouvrage à une page précise, comme si elle reprenait après une première lecture. Pendant qu'elle lisait, ses doigts caressaient le titre plaqué d’or, suivant sans peine le tracé des lettres qui formaient ce mot qu’elle haïssait tant et qu’on lisait « Vampyr ». Puis, une fois arrivée à la fin du mot, elle recommençait, inlassablement. Une fois seulement, elle dévia pour se diriger vers le nom de l’auteur. Elle ferma un instant le livre pour le contempler. « Leonardo ». C’était un pseudonyme, évidemment. Pourtant, la jeune se souvenait qu’Armando l’avait une fois évoqué. Mais ses propos lui échappaient toujours, et elle ne pouvait que lire cette œuvre. Elle savait prendre des risques en fréquentant une librairie abandonnée à San Marco mais elle devait y venir. On ne trouvait ce livre nulle part ailleurs. De plus, elle savait de source sûre qu’Armando s'y rendait parfois.
Que faisait-il à San Marco ? Et dans cette librairie ? Que savait-il vraiment des vampires ? Plus elle cherchait de réponses à ces questions, plus il en venait. Elle ne comprenait rien et aucune pièce de son puzzle géant ne semblait vouloir s’assembler à une autre. Mais plus que tout, elle se rendait compte avec horreur qu’elle connaissait mal son fiancé. Il connaissait peut-être l’existence des vampires, ou autre chose. Et elle ne l’avait jamais su.
« Que voulais-tu donc me cacher… ? » Murmura-t-elle en levant les yeux vers la lune. « Quels effrayants secrets vais-je découvrir en recherchant ton passé ? »
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|  | | Livio Volturri Triade Volturri

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| Sujet: Re: Under Moonlight [Livio] Mer 14 Mai - 20:22 | |
| Une nuit parmi tant d'autres, une nuit qui comme toutes les nuits laissaient transpirer les peurs de Hommes, leurs vices et leur mortalités. De par leur nature mortelle, ils avaient besoin de lumière, car la noirceur leur rappelait trop le néant qui les attendait lorsque leur souffle s'éteindrait. La peur de la Mort c'est surtout la peur de l'oubli, de l'abandon. Car l'homme est toujours accompagné, même si c'est par une foule d'inconnus, il n'est jamais seul, ni totalement inconnu. Il y aura toujours quelqu'un pour vous reconnaître, toujours quelqu'un pour se souvenir de votre nom tant que vous êtes vivant. Mais lorsque le souffle s'éteint, lorsque la lumière quitte l'homme il n'en est plus rien. Qui dans deux siècles viendra voir la tombe de cette fille qui venait de tomber dans le canal, qui se souviendrait de son nom ? Personne ...............
Tout ceci était pathétique. Les Hommes ne comprenaient et ne comprendraient jamais que la Mort fait partie de la vie. Sauf lorsque votre route croisait celle d'une créature démoniaque, comme il y en avait tant à Venise, comme celle qui remontait des caves de la Librairie avec un air légèrement déçu. Sans un bruit il alla s'asseoir sur le rebord de la fenêtre que des années d'abandon avaient rendu opaques. Seul un léger rayon de lune réussissait à traverser toute cette crasse, caressant doucement les traits enfantins de' la créature. Le regard émeraude semblant se lasser de vouloir percer cette saleté, se perdit sur les vieux rayonnages. Un regard perçant, tantôt doux, tantôt cruel selon les évènements mais portant toujours au fond de lui une trace d'arrogance. C'était le regard d'un enfant ayant trop vitre grandi et ne comprenant pas toujours ce qu'il faisait en ce monde. C'était les yeux d'un Vampire créé trop jeune.
Au premier regard, on voyait simplement un adolescent de la classe aisée, voir noble. Mais quelques détails venaient rapidement déranger, une peau trop pâle, même en ces temps où la pâleur était à la mode, des yeux trop brillants, les traits encore empreint d'une rondeur juvénile semblait trop fixes comme un masque. Traits qui d'ailleurs devinrent prédateurs lorsqu'une légère odeur vint lui chatouiller les narines. Une humaine.............Une vermine se tenait devant la porte de la librairie. En temps normal, Celio ou Andrea l''aurait chassée se servant de leur charme naturel ou de leur force, mais ce soir il était venu seul trouver Alycante. Son Bel Infant..............qui d'ailleurs n'était pas là.
Le Vampire resta sur son rebord de fenêtre, laissant l'humaine s'aventurer dans cette antre de savoir. Elle ne pouvait le voir, ni l'entendre car comme tous ceux de sa race, Livio, vous aurez deviné depuis longtemps qu'il s'agissait de lui, savait se faire invisible. La nuit était son territoire, elle était son alliée et il savait ne faire plus qu'un avec elle. L'Humaine continuait sa visite sans s'apercevoir qu'un regard félin suivait chacun de ses mouvements tissant autour d'elle une toile inextricable. Car il était hors de question qu'elle quitte cette endroit entière, si elle le quittait. L'armement de la jeune femme fit hausser un sourcil au Vampire, cela lui rappelait trop les Chasseurs. Sale engeance qui ayant découverts la réalité des êtres de légendes les pourchassaient dans le but de les détruire. La plupart était des extrémistes religieux, associant Vampires, Lycans et Démons à leur Satan. Êtres pitoyables qui mourraient les yeux emplis de questions sous les crocs de leurs victimes. Car bien souvent les chasseurs devenaient proies pour les créatures de la Nuit. Quand comprendraient-ils qu'ils n'étaient pas de taille, eux simples mortels, face à des créatures centenaires voir millénaires ?
Laissant là ces questionnements, l'adolescent éternel laissa son regard parcourir les courbes de l'Humaine. Elle lui rappelait quelqu'un mais il n'arrivait pas à mettre un nom dessus. son odeur aussi lui était familière, mais il avait l'impression qu'elle lui était connue de façon détournée pas directe. Comme si il avait connu son odeur par l'intermédiaire d'une autre personne. Qui était-elle donc ? Elle semblait savoir ce qu'elle faisait, et l'hypothèse d'un Chasseur se confirmait de minute en minute dans l'esprit du Volturri. Était-elle donc fatiguée de vivre pour se jeter ainsi dans l'antre des Hauts Vampires ? Ou un novice inconsciente ?
Son regard acéré se reporta sur le livre qui semblait retenir son attention. Il connaissait parfaitement cet ouvrage pour l'avoir lu de nombreuses fois. Donc il n'y avait pas d'erreur, elle connaissait sa race. Mais que cherchait-elle ? En fait c'est toujours vers cette question que tout revenait. Un murmure, un simple murmure et tout lui revint en mémoire.
Armando.........................Un Érudit qu'il avait laissé s'introduire dans sa vie, à qui il avait permis de découvrir un peu plus leur peuple. Un homme qui l'avait séduit au point qu'il lui avait proposé de devenir son Infant. Et l'homme avait rejeté son offre. Pas par peur, ni par moral, mais simplement pour une femme, une mortelle qu'il avait engrossée ! Livio savait maintenant pourquoi il connaissait l'odeur de cette femelle, elle imprégnait en permanence l'érudit. Finalement cette nuit serait intéressante............
D'un bond léger le Vampire quitta son refuge pour contourner les rayonnages et apparaître devant l'humaine
Bien le bonsoir chère Aurora.
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|  | | Aurora Latoria Chasseur de Vampires

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| Sujet: Re: Under Moonlight [Livio] Mer 14 Mai - 22:33 | |
| Le ciel commençait à s’assombrir. Il avait été clair jusque là, dévoilant ses ténèbres dans les éclatants rayons de lune, mais d’épais nuages étaient en vue, lentement poussés par le vent puissant. Il y aurait un orage dans peu de temps ; Aurora savait qu’elle ferait mieux de ne pas s’attarder. Elle eût mieux fait, d’ailleurs, de rentrer dès à présent, avant que la lune – sa précieuse protectrice, chasseuse d’obscurité – ne soit définitivement masquée. De profondes marques violacées s’étendaient sous ses yeux, preuves des nuits passées à traquer, ou enquêter. Elle avait beau être passée maître dans l’art de l’épée, et rester très rapide, la fatigue constituait un malus incontournable, et l’opacité des ombres ne l’aiderait en rien. La raison la poussait à se lever, récupérer sa cape, remettre son capuchon et retourner chez elle. Mais son cœur lui hurlait de continuer à lire, à chercher, à fureter ici pour trouver des réponses à ses innombrables questions – et il était de loin le plus fort des deux. N’écoutant que son amour perdu et sa curiosité, elle se replongea dans sa lecture attentive. Si elle avait su ce que la raison aurait pu lui épargner… Malheureusement, elle ne savait pas, et plus rien ne parvenait à la captiver. Ses pensées étaient rivées vers Armando – son Armando – et vers tout ce qu’elle ne savait pas de lui. Les regrets assaillaient son cœur ravagé, labourant encore et encore ses blessures à jamais béantes. « Si seulement il était encore là… », « Si je n’avais pas perdu le bébé… », « S’il ne lui avait pas caché tant de choses… », « Si… ». Si, si, et encore si. Aucune réponse ne venait à ses interrogations toujours plus nombreuses et rien ni personne n’avait encore pu lui fournir un quelconque indice. Elle n’avait que les vampires et cette précieuse librairie. Cette librairie qui contenait sûrement bien des indices et des informations, mais elle était si vaste qu’il eût fallu un siècle pour la savoir en entier. Quelle ironie…
Elle tournait de nouveau son regard vers la lune voilée lorsqu’une voix inopinée retint ses yeux. Un timbre glacial et doux ; enfantin et trop adulte. Trop connu et toujours tellement effrayant. Celui d’un suceur de sang devant la proie qu’il a choisie. Le cœur de la jeune femme eut terrifiant un raté, avant de repartir brusquement et à toute allure comme un cheval dans une course effrénée. Son souffle se fit court, bien que discret. Un frisson gelé descendit son échine et les muscles de son cou se tendirent. Elle poussa un gémissement muet. Elle ne l’avait pas vu, mais son corps l’avertissait déjà qu’il était différent des créatures de bas étages, violentes et stupides, qu’elle croisait trop souvent. Elle sentait la peur, tel un serpent vicieux, bâtir son nid de vipères au creux de son esprit. Et pourtant ses idées étaient on ne peut plus claires. Sa lucidité restait fixe et même exacerbée. Après quelques secondes de flottement qu’elle voulut éternelles, les questions revinrent. Qui était-il pour dégager cette puissance ? Et comment connaissait-il son nom ? Elle pressentait un bien funeste présage. Déconcertée, la jeune mortelle ne sut quoi répondre. De toute façon, l’Être qui se tenait là ne devait pas attendre de réponse particulière. Pour la première fois, elle se sentait terriblement vulnérable et perdue. Même lors du massacre de sa famille, elle n’avait pas ressentit sentiment d’une telle ampleur. Les paupières obstinément closes, elle tentait vainement de chasser la peur de sa conscience. « Pathétique », se dit-elle.
Elle referma son livre d’un geste sec, faisant s’élever une légère volute de poussière. Elle le posa à côté d’elle, sur le rebord de la fenêtre, et tourna la tête vers son abominable interlocuteur. Elle crut un instant que son cœur allait de nouveau cesser de battre mais – fort de la première expérience – il tint vaillamment le choc et continua à fonctionner correctement, quoique de manière quelque peu désordonnée. Sans qu’elle sache pourquoi, le tréfonds de son ventre sembla se faire violemment labourer par un animal, lui rappelant vivement la douleur éprouvée lors de sa fausse couche. Elle fronça les sourcils, et porta une main à son ventre, avant de la remonter inconsciemment pour effleurer la parure de métal qui enserrait son cou. Elle lui semblait soudainement d’une utilité plus que restreinte devant les yeux émeraude, profonds et ténébreux du vampire qui se tenait en face d’elle. Un mélange de fureur, de curiosité et de joie féroce se mêlait dans ces prunelles et Aurora ne put s’empêcher de déglutir avec quelque difficulté. Pourtant elle s’autorisa un imperceptible sourire en remarquant les rondeurs enfantines qui demeuraient encore sur le visage du suceur de sang. Sans ces iris glacials, il paraissait n’être qu’un gamin à peine sorti de l’adolescence. Cette pensée, malgré les frissons qui la secouaient, lui permit de reprendre un peu d’aplomb. Elle se redressa et leva le menton d’un air de défi farouche. Puisqu’il connaissait son nom, elle n’avait plus besoin de se présenter ou chercher un moyen d’éviter de le faire. Mais lui manquait à toute politesse en ne déclinant pas son identité après l’avoir ainsi abordée. La jeune femme resserra fermement sa main gantée sur le pommeau ciselé de l’épée qui pendait à son fourreau, en signe d’antipathie. Bien sûr, lui comme elle savaient qu’ils étaient destinés à se détester, mais autant le faire bien savoir – afin d’éviter tout problème.
De longues minutes s’écoulèrent sans que personne ne prenne la parole. La jeune humaine n’avait aucune envie de le faire, bien qu’elle veuille savoir l’identité de cet étrange personnage et s’en trouvait de toute manière incapable, tant sa bouche était devenue sèche. Ses prunelles d’or exprimaient clairement son reproche et son insolence, mais rien chez elle – à part, par assurance, sa main sur la garde de son arme – n’exprimait l’hostilité qui caractérisait le prédateur qui cherche à combattre. Quand bien même l’aurait-elle voulu, elle n’était pas sûre de pouvoir remporter un quelconque affrontement – même avec toute son énergie. Elle se leva lentement ; prudemment. Elle avait peur que ses jambes ne refusent de la soutenir. Qu’elles se dérobent sous elle. Mais non. Les deux membres tenaient, solides. Aurora se détendit un peu. Elle s’adossa tout de même au mur, par mesure de sécurité. Un grondement sourd retentit du ciel, comme un roulement de tambours fatal, puis un éclair illumina un instant les ténèbres.
A qui ai-je l’honneur ? Demanda-t-elle d’une voix qu’elle voulait assurée. Qui peut avoir l’impolitesse de surgir ainsi sans se présenter ?
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|  | | Livio Volturri Triade Volturri

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| Sujet: Re: Under Moonlight [Livio] Dim 18 Mai - 3:15 | |
| Un coeur qui bat, un rythme qui s'affole, un cognement contre une poitrine trop prononcé pour être serein. Tout cela passait inaperçu à l'oreille des Mortels, mais était un délice pour un Vampire. C'était une Valse dans lequel il laissait ses perversions se perdre, c'était le Prélude à un Opéra qui serait grandiose sans aucun doute. Ce simple raté qui perturbait le rythme cardiaque était le début d'une danse mortelle, dans laquelle les pires souffrances ne seraient sûrement pas physique. Non, il était bien plus jouissif de faire souffrir sans donner un seul coup, simplement par des mots et des images et vu la personne qui se tenait en face de lui, Livio se préparait à faire un festin luxurieux de douleurs.
La peur s'immisçait dans l'air, emplissant la librairie abandonnée de son odeur. Un parfum si délicieux pour notre adolescent éternel, il s'en repaissait, s'en délectait et pourtant ce n'était qu'un prémices à ce qui allait suivre. Un Humain aurait sué la peur face à Livio mais pas de la même manière. Ça aurait été une peur brute sans toute ces fluctuations. Non là cette Mortelle avait compris qu'elle n'avait pas affaire à un vampire comme les autres, qu'elle avait face à elle une créature beaucoup plus dangereuse que ces suceurs de sang qui frayaient dans les quartiers communs de Venise. Une légère incursion dans ses pensées lui fit pourtant voir qu'elle ne savait pas qui il était exactement. Aurora n'avait pas encore mis le doigt sur son identité. Bien...................La surprise n'en serait que plus amusante.
Quelle serait sa réaction lorsqu'elle saurait qu'elle avait devant elle, un de ceux qu'elle recherchait et pourchassait sans relâche. Que ferait-elle lorsqu'elle serait que cet adolescent était le responsable de tous ses malheurs ? Un sourire amusé vint sur les lèvres de l'Immortel lorsqu'il entendit le son du livre qui se refermait un peu trop brusquement pour que le geste soit naturelle et ses yeux se fixèrent sur la nuque de la chasseresse qui ce soir pourrait être la proie. Leurs regards se croisèrent dans un début d'affrontement et Livio pencha la tête sur le côté en voyant l'étrange parure qui ornait le cou de la Mortelle. Pensait-elle pouvoir survivre simplement avec ça ? Babiole tout simplement. Il pouvait tout aussi bien lui ôter la vie en mordant l'artère qui se trouvait à l'intérieur de sa cuisse. C'était une façon tout aussi agréable de se nourrir.
Pourquoi souriait-elle ? Livio fronça un court instant les sourcils avant qu'il ne comprenne que c'est son apparence qui entraînait ce sourire. Mauvais point pour la Chasseresse. elle apprendrait à ses dépends qu'il y a des sujets dont il vaut mieux éviter de s'amuser. Et le physique du Vampire en était un. Même si il jouait volontiers de ses traits juvéniles pour séduire ses proies et attiser des désirs malsains afin d'arriver à ses fins, il haïssait aussi cette éternelle jeunesse. Attitude contradictoire au plus haut point qui rendait le Vampire fragile et fort à la fois. Son regard glissa sur la garde de l'arme de la Mortelle et un petit rire lui échappa. Quelle défense dérisoire..............Seul le feu pouvait venir à bout d'un être aussi vieux que lui, et encore il n'en était même plus sûr.
Le silence qui menaçait de prendre racine fut coupée par la voix claire de la Mortelle et Livio s'avança d'un pas, la lune éclairant maintenant ses traits, révélant toute son apparence surnaturelle.
Seriez-vous polie envers quelqu'un qui s'introduit chez vous armé ? Mais si vous y tenez vous pouvez m'appeler Livio.
Car c'est ainsi que Livio considérait cette intrusion dans la Librairie. Après tout Aurora était un Chasseur, elle connaissait donc les règles des Vampires et si ce n'était pas le cas et bien, si elle sortait vivante de ce lieu, elle devrait se trouver un maître pour apprendre. Car si la Venise diurne appartenait aux Mortels, la cité des Doges passait sous la domination des Immortels lorsque l'astre de la nuit se réveillait.
Comment va votre soeur ?
Cette femelle que Livio avait pris un malin plaisir à torturer jusqu'à lui ôter toute raison, simplement pour faire souffrir un peu plus celle qui lui avait pris cet homme qu'il désirait avoir à ses côtés pour des nuits éternelles.
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|  | | Aurora Latoria Chasseur de Vampires

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| Sujet: Re: Under Moonlight [Livio] Lun 26 Mai - 20:28 | |
| La pluie battait violemment aux carreaux poussiéreux de la bibliothèque. Son rythme irrégulier semblait résonner aux oreilles d’Aurora comme le son des battements de son cœur affolé. Rapides, incessants, imprévisibles. Tous ses efforts pour l’apaiser semblaient avoir été vains. Malgré qu’elle se répète sans relâche qu’elle était encore en mesure de se protéger un minimum des assauts d’un vampire. Après tout, était-ce la première fois qu’elle se retrouvait face à l’un des leurs ? Bien sûr que non. Elle en avait croisé des centaines depuis qu’elle avait choisi de devenir Chasseresse. Tous, ou presque, avaient succombés sous les coups de sa fidèle lame. Il n’y avait pas de raison pour que celui fasse exception. Aucune, vraiment. Au détail près qu’elle n’avait jamais rencontré l’un des trois frères Volturri. Elle n’en était pas certaine, mais son cœur – lui – l’avait déjà compris. Son cerveau, ralentit par la peur, ne permettait pas à la jeune femme de deviner l’identité de son interlocuteur. Mais elle savait que la puissance qui s’en dégageait n’était pas usurpée. La tête commençait à lui tourner. Elle regrettait d’être venue ce soir ; de ne pas avoir écouté son corps qui réclamait du repos. Sa lucidité et sa peur lui faisaient lentement prendre conscience de sa mort si proche. Si proche, et pourtant si incertaine. Elle savait que rien n’était joué d’avance. Dès le début elle avait senti qu’il y avait « quelque chose » qui l’empêchait de la tuer – pour le moment. Sinon, il l’aurait fait depuis longtemps, elle en était certaine. Un long frisson glacial lui parcourut l’échine, et il n’était pas du qu’au froid qui régnait.
Elle comprenait, non sans une certaine appréhension, qu’elle allait devoir user de toutes ses forces pour survivre à cette nuit. Pas seulement physiques. Si quelque chose retenait cette créature de provoquer son dernier souffle, elle devait trouver de quoi il s’agissait pour le tirer à son avantage. Et si cela n’était pas possible, elle était condamnée – mais elle préférait ne pas y penser pour le moment. De nouveau, le paysage sembla se mouvoir pour Aurora. Elle porta par réflexe une main gantée à son front plus livide qu’habituellement, tâchant de calmer le douloureux battement du sang à ses tempes. Le silence lui semblait assourdissant. Elle oubliait presque avoir posé une question ; avoir à un moment parlé. Son regard était fixé vers une silhouette dont elle distinguait vaguement le visage et dont le corps disparaissait dans l’obscurité. Cet être si détesté et si intriguant. La jeune femme se bénit de s’être appuyée au mur. A ce rythme, elle ne tiendrait pas debout très longtemps sans ce soutien. Soudain, un craquement de parquet la fit violemment sursauter – bien plus qu’elle ne l’aurait souhaité. L’Être s’était avancé de quelques pas, dans un rayon de lune qui l’éclairait à présent de ce halo surnaturel si particulier. L’astre produisait toujours cet effet, mais sur cet homme-là, le rendu était prodigieux. Malgré ses traits juvéniles, la beauté elle-même aurait pâli devant ces yeux d’un vert sombre rehaussé d’argent par cet éclairage, cette peau d’un blanc presque translucide, cette bouche plus rouge que le sang qu’elle buvait et ces cheveux plus noirs que les ténèbres qui l’habitaient. La mortelle, pourtant soumise maintes et maintes fois à cette sorte de beauté si caractéristique, ne put s’empêcher d’admirer encore et encore ce visage à peine réel. Une voix presque murmurée la rappela pourtant à l’ordre.
Seriez-vous polie envers quelqu'un qui s'introduit chez vous armé ? Mais si vous y tenez vous pouvez m'appeler Livio.
Livio… Ce nom réveillait quelque chose en elle. Un désagréable malaise s’était formé au creux de ses entrailles lorsqu’elle avait entendu son nom. L’image rassurante d’Armando s’imposa dans son esprit, mais cela ne fit que la terrifier encore plus, à l’idée que son amour puisse être lié à lui d’une quelconque manière. A l’idée qu’il puisse être la raison pour laquelle elle respirait encore. A l’idée que ce qu’elle avait toujours redouté, au plus profond d’elle-même, se révèle n’être rien de plus que la pure vérité. Un instant, Aurora cru qu’elle allait vomir tant la nausée qui lui tenait l’estomac était brutale. Elle referma avec violence ses doigts sur la garde de son épée, à tel point que ses jointures en blanchirent dangereusement. De nouveau, la voix doucereuse s’éleva.
Comment va votre soeur ?
Cette fois, la jeune mortelle ne sursauta pas, mais releva vivement la tête, les sourcils froncés. D’abord il connaissait son nom, ensuite sa sœur. Sa petite sœur chérie. Le seul trésor qu’il lui restait encore. D’un coup, toute trace de nausée disparut et Aurora avança d’un pas téméraire vers son cruel vis-à-vis. Elle se décolla ainsi du mur. Pendant un court instant, ses jambes flageolantes semblèrent refuser de la soutenir mais elle reprit bien vite un équilibre stable. Que l’on évoque sa sœur réveillait en elle la rage, le désir de vengeance et tout l’amour qu’elle avait pour sa petite Viola. Dans un léger crissement, elle sorti une petite partie de sa lame du fourreau de cuir en guise de réponse. Comme le félin contrarié, ses cheveux courts semblaient se hérisser. Un infime grondement s’échappa de sa gorge.
Mais qui êtes-vous donc… ? Siffla-t-elle, tel un serpent furieux. Que savez-vous de Viola ?
Son ton menaçant n’avait sûrement aucun effet sur le vampire, mais Aurora n’en avait que faire. Elle était de nouveau emplie de haine et de rancœur face à ceux qui avaient réduit à néant son bonheur et sa vie. Le brasier vengeur de la haine flambait avec force dans ses prunelles d’or, tandis que – sans même qu’elle s’en aperçoive – sa lame glissait encore de son écrin de cuir.
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|  | | Livio Volturri Triade Volturri

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| Sujet: Re: Under Moonlight [Livio] Mer 25 Juin - 23:17 | |
| Le Vampire eut un éclat de rire cristallin et pencha la tête sur le côté, son regard émeraude clairement moqueur. Quel bonheur de voir cette petite grue ainsi perdue ! Il aimait cette peur qu'il ressentait en Aurora. cette peur qui vous broyait les entrailles lorsque vous vous retrouvez face à quelque chose que vous ne pouvez maitriser. Lui, savait tout d'elle, mais la Chasseresse était confuse ne sachant qui elle avait face à lui ni pourquoi il savait tant de chose sur elle. Pour un peu, il taperait des mains en tournant sur lui dans cette attitude enfantine qu'il pouvait avoir, mais il se contentait de laisser ses yeux rire pour lui. Et le geste vers la garde de l'épée n'arrangea rien à l'accès d'hilarité du Vampire qui ne pu s'empêcher de chercher la jeune Mortelle.
Ttttttttt.............Voilà bien des manières de mortel que d'être aussi dépendant d'un morceau de métal. Mais il ne te sera d'aucun secours face à moi. Regarde.
D'un geste simple de sa main le Vampire fit venir à lui toute une rangée de livre qu'il fit se déposer sur le rebord de la fenêtre qu'il avait quitté. C'était un simple avertissement, si il voulait il pouvait faire la même chose à son épée. Bon elle pouvait toujours s'y accrocher mais dans ce cas là, il se ferait un plaisir de la faire atterrir dans ses bras pour lui infliger une petite morsure bien placée, sur la jour par exemple, histoire de la défigurer, qu'elle porte sa marque physique puisqu'en son âme il l'avait déjà marqué en massacrant tout ceux qui lui étaient chers. Pauvre mortelle qui avait attirée sur elle la cruauté du cadets des Volturri, le plus doux des trois frères et paradoxalement le plus cruel aussi dans ses haines.
Tiens visiblement, le sujet Viola était plus que................sensible. Livio contempla la transformation du visage de la mortelle sous le coup de la colère. Ces traits n'avaient plus rien de gracieux, ils semblaient s'être obscurcit pour n'être plus qu'un amas de rage. Le Vampire savourait tout ce ressentiment, il s'était juré de la faire souffrir et c'était donc avec plaisir qu'il voyait de ces yeux ces vœux se réaliser. Comme un enfant qui arrache les ailes d'une mouche vivante, il prenait un plaisir sadique à remuer le couteau dans la plaie encore saignante et ne comptait pas s'arrêter en si bon chemin.
Je connais ces cris lorsque les Vampires l'ont forcé, je connais son esprit faible qui s'est brisé comme celui d'une poupée de porcelaine. Je sais qu'elle ne pourra plus jamais être elle, qu'elle restera à jamais prisonnière de sa folie.
Le Volturri détachait chacun de ses mots les savourant comme si il s'agissait de sucreries et il faut bien avouer que c'était bien une gourmandise pour lui de lui donner des indices sur ce que sa sœur avait vécu. Il était trop tôt pour tout lui raconter, pour lui narrer le martyr de cette innocente dont le seul tort avait été d'être la sœur d'Aurora.Une légère odeur imperceptible fit tourner le regard de Livio vers la porte, la fixant comme si il voyait à travers. Celio et Andrea se tenaient derrière. le Vampire leur envoya un message pour leur ordonner de rester à l'extérieur. Les deux Lycans avaient participé à l'expédition punitive et Celio était vraiment trop reconnaissable avec sa frimousse d'ange et sa chevelure de feu. Hors, Livio voulait encore faire durer le plaisir, faire encore traîner la révélation de son nom.
Ses yeux revinrent sur Aurora et il lui lança un regard cruel qui tranchait avec les traits angéliques de son visage. Sa non humanité ressortait à cet instant avec une intensité extrême et il ne cherchait pas à la dissimuler. Il voulait que la chasseresse finisse par comprendre à qui elle avait à faire toute seule par ses propres réflexions. Une bouffée de haine le rongea lorsqu'il repensa aux traits d'Armando. Il avait tellement voulu l'avoir pour lui et sans cette catin il aurait réussi, il en était sûr ! L'érudit n'avait pas été insensible à la beauté juvénile du Vampire.
Je sais que tu es une putain qui s'est faite engrosser avant de passer devant l'autel, mais que notre Créateur bienveillant t'a enlevé ton bâtard.
Les paroles du vampire devenaient plus violente et pourtant sa voix n'avait jamais été aussi douce, ni calme, comme une douce caresse qui pourtant vous fouette cruellement.
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| Sujet: Re: Under Moonlight [Livio] Mer 2 Juil - 22:56 | |
| Aurora brûlait de se jeter sur le vampire, sans avoir à penser aux conséquences pour elle, mais son impatience était encore tempérée par le souvenir du visage innocent de sa petite sœur. Si elle venait à mourir, elle ne doutait pas que Viola la suivrait dans l’autre monde. Or, la jeune femme voulait à tout prix empêcher cela ; elle avait encore espoir que son trésor chéri reprenne un jour ses esprits, avec de la douceur et de la patience autour d’elle, loin du monde cruel. Et ce vampire arrogant qui se moquait à présent d’elle, dardant sur sa personne ses yeux d’émeraude ! Son attitude l’insupportait autant qu’elle la déstabilisait. Elle ne comprenait pas comment il savait tant de choses, pourquoi un pressentiment affreux lui dévastait les entrailles, entrainant une peur irrépressible, pourquoi ses yeux devenaient peu à peu humides alors qu’elle faisait lentement le rapprochement fatal entre ce monstre et son Armando. Son Armando si doux et calme… Une larme voulu rouler sur sa joue, mais elle la retint de toutes ses forces, fermant obstinément ses prunelles d’or. Une voix douce et cruelle la rappela à l’ordre, la faisant presque sursauter. Elle leva légèrement la tête, fixant de ses pupilles dorées le visage de son interlocuteur, sans pour autant parvenir à écouter ses paroles. De violentes bouffées de haine et de rage l’assaillaient et elle mourait d’envie de dégainer son épée pour s’engager dans un combat désespéré – pour ne pas entendre ce qu’elle sentait arriver. La lame de son épée crissa en se dévoilant de quelques pouces encore avant de disparaître brusquement dans son écrin de cuir alors que sa propriétaire sursautait avec horreur – sans doute plus qu’elle ne l’aurait voulu. Devant elle, une rangée de livres s’était déplacée pour venir se déposer sur un rebord de fenêtre, alors que le vampire esquissait un mouvement de la main. La jeune femme écarquilla les yeux avec un effroi à peine dissimulé, palpant le mur derrière elle en maudissant de ne pouvoir reculer encore.
Elle déglutit péniblement, avec la sensation que le bruit résonnait en écho dans toute la pièce. Son arme, la seule qu’elle possède, voyait ses capacités chuter admirablement. Ce Livio pouvait la neutraliser en très peu de temps et, si elle s’accrochait, jouer avec. Plus que jamais, Aurora se sentait comme une souris devant le chat dans toute sa puissance. Cette infériorité lui donnait la nausée et lui labourait le ventre de terreur. Le sadisme avec lequel il s’amusait avec elle ne manquait pas de la traumatiser et, sans l’appui qu’était le mur, elle se serait sans doute déjà évanouie. Mais voilà, elle avait le mur, et surtout, le visage de sa petite Viola en tête. Et cette image agit sur elle comme un coup de fouet.
« Je connais ses cris lorsque les vampires l’ont forcé, je connais son esprit faible qui s’est brisé comme celui d’une poupée de porcelaine. Je sais qu’elle ne pourra plus jamais être elle, qu’elle restera à jamais prisonnière de sa folie. »
La jeune mortelle laissa échapper un hoquet de surprise, d’horreur et de haine. Il détachait ses mots comme s’il prenait du plaisir à faire durer ses phrases et ses paroles avaient un accent gourmand. Sa hargne montait en elle comme un volcan menaçant d’exploser et, à tout moment, elle savait qu’elle craquerait ; que la lave en elle voudrait s’échapper de sa prison de pierre. Elle s’employait à se contrôler lorsque son vis-à-vis détourna la tête vers la porte en la fixant obstinément, avant de se retourner vers elle pour darder sur elle son regard glacial et cruel. Il n’avait plus rien d’humain, d’enfantin, ou d’innocent, comme au début. Il dévoilait le chasseur, le buveur de sang qu’il était, l’inhumanité en lui. La peur grandit encore dans le ventre d’Aurora, en même temps qu’une certitude grandiose. Elle devinait, comprenait avec une clarté étonnante à qui elle avait à faire. Elle avait enfin découvert le nom qui se cachait derrière Livio, le malaise qui lui enserrait la poitrine au point de la laisser suffoquer. Un Volturri se tenait là. Soudainement, la peur s’envola. Pour ne laisser place qu’à une furieuse tempête de sentiments divers, qui ne parvenait pas à se clarifier. Le paysage devenait flou, les idées diffuses. Les visages des divers membres de sa famille, de Livio, des vampires croisés, se succédaient et s’assemblaient lentement pour reconstituer un immense puzzle ; unique pièce manquante de son passé. Ses pieds semblaient mieux la soutenir, sa nausée paraissait s’apaiser, sa terreur s’envoler. La jeune femme releva fièrement la tête, toisant d’un air peu à peu plus arrogant le Volturri qui lui faisait face.
« Je sais que tu es une putain qui s'est faite engrosser avant de passer devant l'autel, mais que notre Créateur bienveillant t'a enlevé ton bâtard. »
Les iris de la jeune femme se dilatèrent de haine brute et pure, alors que ses narines percevaient le souffle glacé de la vengeance. Les dernières pièces lui échappaient encore mais leur importance était minimes comparée à l’impact des dernières phrases du suceur de sang. La tempête se stoppa net pour ne laisser dans son sillage que férocité et désir de sang. Sans le savoir, sans doute était-elle descendue au même niveau que ses ennemis. Retrouvant avec violence ses forces perdues, elle s’élança dans une bataille éperdue, avec la force du désespoir. Avec une vitesse impressionnante pour une humaine, elle dégaina et se jeta sur son adversaire éternel.
« Paie pour leur sang versé, murmura-t-elle, et pour nos âmes brisées… » Doucement, une larme roula sur sa joue pâle. Il ne manquait qu'une pièce. _________________
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|  | | Livio Volturri Triade Volturri

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| Sujet: Re: Under Moonlight [Livio] Mer 9 Juil - 19:04 | |
| L'espoir que Livio pouvait lire dans les pensées d'Aurora amusa le Vampire et son regard se chargea d'un rire silencieux. Il n'y avait aucune chance que a sœur reprenne un jour ses esprits car elle n'en possédait plus. Bien des immortels avaient du mal à résister aux attaques mentales de l'adolescent éternel, alors une Mortelle..............Surtout que le Volturri avait bien pris toutes ses précautions pour s'assurer que Viola soir à jamais brisé, il s'était insinué dans les moindre recoins de son esprit pour le faire éclater en de si petits morceaux que rien ne pourrait les réparer. La chasseresse se doutait-elle que chaque nuit Viola revivait son enfer ? Elle était prise dans un cercle éternel, que chaque jour était pour elle une souffrance. Le Vampire s'était assuré qu'elle n'est jamais la paix sauf dans la Mort et il venait souvent la voir la nuit pour envahir son esprit et être sûr qu'elle souffre, car sa souffrance était une punition destinée à Aurora. Cruel dans ses haines Livio ferait autant de mal qu'il pouvait à la chasseresse, lui faisant payer la perte d'Armando.
Lorsqu'il vit la Mortelle se reculer jusqu'au mur,il lui adressa un rire froid. Elle avait peur ? Tant mieux cela prouvait qu'elle n'était pas tout à fait idiote, mais tout ceci n'était qu'un avant goût de ce qui l'attendait. Maintenant qu'il la tenait entre ses griffes il ne comptait pas la laisser sans sortir sans dommages. Elle serait sa souris avec qui il jouerait, après rien ne disait qu'il la tuerait, il la laisserait peut être partir, très abimée certes mais vivante pour qu'elle continue de souffrir. Les Vampires à l'origine étaient nait de la fusion d'un démon désincarné et d'une humaine, mais des Mortels ils n'avaient presque rien gardé et leur côté démoniaque de générations en générations prenait le dessus. Les sentiments humains devenaient presque inconnus à leurs yeux. Sauf pour quelques rares exceptions dont faisait partie Livio et malheureusement pour Aurora cela le rendait terrible dans ses haines car elle restaient à lui devenant plus violentes au fil des jours, des mois, des ans. Tiens le sujet Viola semblait transformer la chasseresse en dragon, pour un peu, on verrait des flammes sortir de sa bouche. Livio sans que l'on sache pourquoi se mit à nouveau à rire, un rire terrifiant car non adapté à la situation. C'était le rire d'un enfant joyeux, heureux, toujours sans raison, il fit un tour sur lui même toujours dans cette attitude puéril, vraiment déplacé à cet instant, frappant légèrement des mains. Qui pourrait penser à cet instant qu'il s'agissait d'un Vampire et pas un des moindre, l'un des trois Grands de Venise ? S'arrêtant, il pencha la tête vers le sol et lorsqu'il daigna la relever, son regard était celui qu'il avait lors de sa vie mortelle, celui d'un adolescent innocent et fragile. Que cherchait-il exactement ?
Elle n'a pas résisté très longtemps tu sais.............Son esprit n'était pas préparé à ça. Tu as beau espérer il n'y a plus d'espoir pour elle, j'ai pris mes précautions, j'ai détruit chaque fibre de son âme. Chaque nuit, lorsque la Nuit vient recouvrir Venise de ses voiles, elle revit ce qu'elle a subi, et rien ne pourra briser ce cercle là. Si tu l'aimes vraiment, tues là. C'est le seul moyen de faire cesser ses souffrances. Si tu n'en as pas le courage elle revivra chaque nuit son calvaire et le jour elle ne sera qu'une poupée sans âme. Douleur et Horreur sont ces seuls avenirs.
Et tout cela dit avec un ton d'une douceur et d'une innocence qui était en opposition totale avec l'ignominie de ses propos. Mais c'était tout Livio Volturri. D'ailleurs, à voir le regard de Aurora elle venait de le comprendre et il lui adressa une révérence toute moqueuse. La suite déclencha un fou rire chez lui, il vit l'épée sortir et ne chercha pas à l'éviter, il se déplaça juste sur le côté, mettant sa main devant lui. La lame la transperça et son sang s'écoula. d'un geste vif et rapide, inhérent à ceux de sa race, il se retrouva derrière Aurora, la plaie se refermant déjà. Montrant l'ancienne blessure il lui adressa un rictus moqueur.
Une piqure de moustique, rien de plus pour moi. Que veux-tu faire avec ta misérable lame face à un Vampire de plus de mille ans, face à un Volturri ?!
Un claquement de doigt et la porte s'ouvrit dévoilant les deux Lycans qui pourtant ne firent pas un pas vers l'intérieur. Un ordre muet et seul Celio s'avança, dévoilant sa chevelure rousse et sa bouille d'ange que Aurora ne manquerait e reconnaître. C'est lui qui avait littéralement démembré la mère de la Chasseresse, puis il le renvoya et referma la porte regréant leur huis clos.
Tu te souviens de mon serviteur je pense ? A-t-on réussi à retrouver tous les morceaux de ta chienne de mère pour la mettre en bière ?
Les émeraudes du Vampire brillaient d'un sadisme sans nom, elle avait lancé l'attaque, il répliquait...............A sa façon bien sûr !
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|  | | Aurora Latoria Chasseur de Vampires

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| Sujet: Re: Under Moonlight [Livio] Jeu 10 Juil - 13:43 | |
| Le vent faisait battre la pluie violemment aux carreaux poussiéreux des fenêtres de la bibliothèque. L’éclairage lunaire, ponctué d’éclair, donnait à la librairie une dimension plus macabre encore qu’elle ne l’était déjà. Le livre déposé avec douceur par le Vampire sur le rebord était illuminé d’un éclat menaçant, comme un avertissement. Les gémissements du ciel et le fracas assourdissant du tonnerre sonnait aux oreilles d’Aurora comme une marche funèbre en son honneur. Une larme avait roulé sur sa joue blafarde, et elle savait que, bientôt, d’autres suivraient. Elle allait prendre son élan, emportée par sa rage, attirée comme un aimant vers cet ennemi éternel, plus cruel et inhumain que tous les autres. Il détachait et débitait ses mots avec une implacable régularité, un regard joyeux, doux et enfantin. Il avait ri de ses pleurs, frappé des mains dans une attitude innocente, comme celle qu’avait eu Viola avant de plonger dans les lambeaux putréfiés de l’existence et de la folie. Le cœur de la jeune mortelle lui sembla se déchirer littéralement lorsqu’elle entendit cette vérité impitoyable qu’elle avait systématiquement refusé d’entrevoir. Elle lui fit l’effet de milles épées qui la traversaient de part en part, transcendant avec férocité la moindre parcelle de son corps comme de son âme. Ainsi il n’y avait plus d’autre échappatoire pour Viola que la mort ? Le Vampire disait vrai, elle en était certaine. Et rien n’était plus cruel pour elle que cette vérité sinistre. La Chasseresse se savait incapable de mettre fin aux jours de la seule personne sur qui elle puisse encore faire reposer son amour. Viola ne souffrait encore qu’à cause de son égoïsme, mais Aurora ne pouvait se résoudre à s’en défaire. Si elle n’avait plus personne à aimer, elle ne serait plus qu’une coquille vide. Rien que pour cela, Viola devait rester en vie. Mais quelle souffrance devait-elle endurer…
L’épée fusa du fourreau comme un serpent d’argent vers sa proie. Pendant une fraction de seconde, Aurora eut le vain espoir d’avoir atteint son but, mais elle se rendit bien vite compte que ce n’était que sa main qui dégoulinait de sang. Son pas sur le côté avait été si rapide qu’elle ne l’avait pas vu. Avec la même vitesse d’éclair, il se retrouva derrière elle. Elle vit sa main aux longs doigts fins, il lui montra sa peau marmoréenne à l’endroit où elle l’avait touché. Tout espoir l’abandonna. Il n’y avait plus rien là où l’épée s’était plantée. La plaie s’était refermée, avait cicatrisée. Tout au plus restait-il une infime trace blanche. La jeune femme ferma les yeux, à la fois dégoûtée et désespérée. Elle entendit un rictus clairement moqueur raisonner dans son dos avant que sa voix à lui ne vienne exprimer sa moquerie ; son dédain devant une pareille « piqure de moustique ». Il ne fit que lui confirmer ce qu’elle avait déjà compris. C’était un Volturri, un vampire millénaire, contre lequel elle ne pouvait rien. Déjà, elle était au désespoir et il le savait. Il n’avait plus qu’à la pousser pour qu’elle tombe seule dans l’abîme. Il était bien trop puissant. Il excellait dans l’art de la torture, physique peut-être, mais surtout mentale. Elle ne pouvait de toute évidence rien contre lui, et sans doute – pour sa propre sécurité – aurait-elle du en prendre conscience dès le début. La flamme de sa haine s’étouffa comme un vulgaire feu de paille en l’espace d’un seul instant. Lointaine, comme en était de choc, elle entendit comme un écho diffus le claquement de doigt qui retenti près d’elle ou encore le grincement de la porte qui s’ouvrait. Elle se sentit vaguement tourner la tête, puis une ombre sembla prendre vie et s’avancer.
Une onde de choc traversa avec une violence inouïe chaque membre de son corps fragile, accélérant sans ménagement les battements désordonnés et déjà rapides de son cœur mis à rude épreuve. Dans la lumière des éclairs répétitifs s’était avancé un homme aux allures animales mais gracieuses dont elle se souvenait comme d’un monstre affreux qui avait démembré dans un horrible spectacle le corps de la défunte mère d’Aurora. Il ne resta que quelques secondes, à peine, mais elle aurait reconnu entre mille cette chevelure de feu et ce visage trompeusement angélique. Il lui sembla revoir cette abominable scène mais elle avait été trop éprouvée pour avoir la force de réagir. Elle émit une sorte de grondement de bête faible et apeurée mais ne bougea pas. Le suceur de sang prit la parole d’un ton suintant de sadisme mais ce n’était plus nécessaire. Il l’avait brisée, déjà. Bien sûr, elle ne deviendrait pas folle, comme sa sœur – elle avait l’esprit plus solide, plus habitué aux horreurs de la vie – mais elle resterait marquée au fer rouge, traumatisée. Tremblante, elle lâcha son épée. Celle-ci tomba dans un fracas métallique, non sans lui entailler le bras au passage. La jeune femme regarda le sang sans réagir le moins du monde. Elle ne bougea pas. Seule la pluie brisait le silence de mort. Puis, soudainement, elle éclata en violents et douloureux sanglots.
« Pourquoi ? Gémit-elle. Pourquoi nous infliger tout cela ?! » Elle s’interrompit, manquant de s’étrangler avec ses pleurs. « Qu’ai-je donc fait pour que vous vous acharniez ainsi ? » Demanda-t-elle en secouant la tête, sans comprendre. S’il lui avait révélé qu’il était le commanditaire du meurtre de sa famille, la pauvre Aurora n’avait toujours pas fait le lien fatal entre le Volturri et son Armando… _________________
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| Sujet: Re: Under Moonlight [Livio] Mer 16 Juil - 0:19 | |
| Un des éclairs qui zébraient le ciel illumina quelques fractions de secondes la couverture du livre que Livio s'était amusé à faire léviter en guise d'avertissement, révélant le visage terrifié d'un homme. Il s'agissait d'un ouvrage sur les légendes récurrentes, celles que à travers les siècles les Mortels se transmettaient. Bien souvent le nom des personnages, les lieux, variaient mais le fond restait le même immuablement comme un avertissement lugubre pour les générations futures, comme un cri d'alerte pour essayer de prévenir ces insectes de la réalités des faits qu'elles racontaient. Mais l'homme est ainsi fait qu'il ne croit que rarement à ce qu'il ne peut expliquer et invariablement les Mortels oubliaient que les légendes viennent de faits bien réels. Il en étaient ainsi des trois races démoniaques qui à travers les siècles et les millénaires étaient racontées aux hommes à travers les livres mais restaient pour eux des êtres de fictions, des contes à narrer aux enfants pour les effrayer. Ils étaient peu nombreux à croire à leur existence et ceux qui savaient se taisaient de peur de passer pour des fous. Comme les Chasseurs qui traquaient les Vampires, les Lycans et les Démons dans la nuit sans jamais en révéler l'existence à leurs proches, il en était de même pour les Erudits qui étudiaient ces races immortelles dans la solitude la plus profonde.
Lorsque Livio avait fait massacrer Armando, sa famille, la famille d'Aurora, il avait bien vu l'incrédulité sur leurs visages terrorisés. Aucun d'eux ne savaient même pas la chère et tendre de l'Erudit, il les avait tous laissé dans l'ignorance la plus totale et ils étaient morts en se disant que un être cher les avait trahi. Oui, il avait lu au fond de leur âme cette tristesse, cette impression de trahison. Il avait entendu leur propos muets alors que leur vie s'éteignait "Si on avait su............." Qu'auraient-ils fait ? Qu'auraient-ils pu faire ? Rien, car la colère de Livio les aurait poursuivit et il aurait fini par obtenir ce qu'il voulait. une souffrance éternelle pour celle qu'il accusait de la perte d'un éventuel Infant. Lorsque Armando avait refusé sa proposition, l'adolescent éternel lui avait adressé un sourire et un : "j'aurai au moins tenté" dit sur un ton tout ce qu'il y avait de plus amical et l'Erudit était reparti convaincu que l'affaire était close. Lourde erreur, Livio ne supportait pas qu'on lui dise non et dès que le Mortel avait tourné le dos sa rage avait éclaté et le massacre était inéluctable. Il lui fallait trouver un coupable à châtier pour ce qu'il considérait comme un affront. Lui, un Vampire millénaire, un Volturri, un Infant d'un fils de la Reine être rejeté pour une Mortelle ! C'était inadmissible et le prix à payer ne pouvait être que la mort et la souffrance.
Tu n'oseras pas n'est-ce pas ? Tu préfères la maintenir dans une vie de douleur plutôt que te retrouver seule...................Quelle lâcheté ! Peut être que si tu savais ce qu'elle souffre tu changerais d'avis.
En une seconde le Vampire rassembla sa concentration et chercha la faille dans l'esprit de la Mortelle. Perçant ses défenses, il commença à lui projeter les images de ce qu'avait vécu sa sœur en cette terrible nuit. Doucement, comme un venin insidieux, il lui offrit les souffrances de Viola, ses hurlements lorsque les Vampires s'amusaient avec elle, sa douleur, sa honte, ses appels au secours vers son aînée. Il lui faisait partager ce que sa sœur revivait chaque nuit et ce qu'elle vivrait jusqu'à sa mort. Sans douceur aucune, il changea les images et il lui montra sa sœur maintenue par Andrea. Elle hurlait, sans raisons apparentes, comme un animal, l'image changea et elle pu le voir, lui Livio la main sur le front de Viola en train de briser son esprit grâce à ses pouvoirs. On pouvait assister sur le visage de la Mortelle à la perte de chaque partie de son âme. Petit à petit son joli minois devenait aussi inexpressif que celui d'une poupée jusqu'à ce que ses yeux ne reflètent plus qu'un vide immense.
Puis plus rien, il s'était retiré de ses pensées, la regardant simplement un flamme d'amusement et de satisfaction au fond de ses prunelles d'émeraudes. Tout cela l'amusait et chaque fois qu'il y pensait, le même rire silencieux agitait ses yeux. A cet instant là, oui, on pouvait sans souci discerner en lui les origines démoniaques des Vampires. Et c'est satisfait qu'il vit les yeux d'Aurora prendre une teinte de résignation après qu'elle eut échoué à lui faire le moindre mal avec son épée. L'apparition de Celio néanmoins sembla la secouer et elle reprit pied dans la réalité affreuse et laide.
Visiblement oui, tu t'en souviens. N'est-il pas adorable ? Un vrai angelot comme aime les représenter les peintres florentins.
Réplique saugrenue dans ce contexte mais typique de Livio qui pouvait sans souci passer d'un sadisme terrifiant à des discussions philosophique comme si ceci était tout ce qu'il y avait de plus naturel. Son regard suivit l'épée qui chutait, puis remonta sur le bras entaillé alors que l'odeur métallique du sang se répandait dans l'air lui ouvrant l'appétit. Il secoua la tête pour se raisonner, ce n'était pas le moment de penser à se nourrir, il avait beaucoup plus intéressant à faire, comme s'amuser avec un chasseresse abattue. Tiens des larmes...........Quel délice !
Pour te punir tout simplement. Tu m'as volé quelque chose à quoi je tenais, je t'ai donc pris quelque chose à quoi tu tenais, ta sœur est en vie simplement pour te rappeler chaque jour ce qui arrive lorsque l'on me contrarie.
Car oui c'était ça le pus horrible dans l'histoire. Toute la souffrance qu'avait du endurer et qu'endurerait encore Aurora n'était du qu'à une contrariété de l'adolescent éternel. Certes il voulait Armando comme Infant mais il n'avait pas tant de valeur que ça à ses yeux, il était loin d'égaler Alycante dans le cœur du Vampire. En fait en y réfléchissant toutes ces morts, toutes ces douleurs étaient du à un caprice. Livio avait voulu quelque chose il ne l'avait pas obtenu et comme un enfant il avait fait un caprice. Un enfant mortel, lui se contente de hurler, taper du pied, voir en cas de grosse crise de casser un bibelot mais dans le cas du cadet des Volturri cela s'était soldé par le massacre pur et simple de deux familles. Mais il n'allait pas lui servir la solution sur un plateau d'argent il voulait qu'elle comprenne d'elle même. D'un geste élégant il plaça la main sur le bas de son visage laissant ainsi simplement apparaitre son regard, comme si il portait un foulard.
*Cela te dit-il quelque chose ?*
La phrase avait été transmise par télépathie. Si Aurora avait fouillé dans les affaires d'Armando, elle avait du trouver son carnet de croquis et celui-ci était assez fourni de cette image de Livio, l'Erudit semblant être fasciné par les yeux émeraudes du Vampire.
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